De la physique de la matière “molle” à la théorie de l’information

Je suis initialement physicien, expérimentateur dans le domaine de la matière condensée dite “molle” . Celle qui n’est ni cristalline, ni liquide, mais qui surtout est le siège de phénomènes qui ne deviennent pertinents qu’à une échelle beaucoup plus grande que celle de ses constituants élémentaires. Elle a des propriétés émergentes (p. ex. l’autoorganisation, l’autosimilarité, les transitions de phases) qui sont très sensibles à certaines grandeurs elles aussi émergentes (p. ex. l’énergie thermique, l’entropie).

Avec le concept d’émergence entre en jeu le rôle de l’échelle d’observation, et donc celui de l’observateur et de ses connaissances. Ici, la physique rencontre l’épistémologie, la théorie de la connaissance. Le lien s’établit à travers la thermodynamique et la théorie de l’information. C’est le sujet de mes articles les plus récents


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Les principes du néopositivisme et les lois de la thermodynamique

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La seconde loi de la thermodynamique, qui traite de l’irréversibilité et fait que la théorie est si particulière, est habituellement considérée comme empirique. Quant à la définition de l’équilibre comme un attracteur elle doit être postulée. Dans cet article, on montre que les deux sont en fait déjà contenus, même s’ils sont cachés, dans les principes fondamentaux du néopositivisme qui sont largement acceptés et communs à tous les domaines des sciences. En particulier, de la définition de l’information comme une vérité qui ne peut provenir que d’une observation mais ne peut être redondante, on obtient l’inégalité de Clausius.

Distinguer la loi de Brillouin sur la négentropie de l'information de celle de Landauer sur l'effacement des données

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Le lien entre information et énergie introduit l’observateur et ces connaissances dans la compréhension d’une grandeur fondamentale de la physique. Pour en rendre compte, deux approches concurrentes sont souvent confondues. La première, basée sur l’inégalité de Clausius et les résultats mathématiques de Shannon est très robuste, tandis que la seconde basée sur l’idée simple que l’information nécessite un support matériel (des bits de donnée) est considérée aujourd’hui comme plus physique et prévaut.